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Illusions : phénomènes extérieurs
où l’imaginaire se substitue au réel qui voit ses frontières s’estomper pour
créer un monde où les sens s’égarent et s’allient pour enfermer l’esprit dans
une folie, généralement passagère, où l’impossible devient possible, où les
lois de la raison se perdent pour mieux tromper le sujet, prisonnier
involontaire, se débattant dans les rets de l’illusionniste.
Traditionnellement revêtu de
l’habit, d’une cape et d’un haut de forme, l’illusionniste a vu sa tenue de
scène progressivement évoluée pour n’offrir aux yeux de l’auditoire qu’une
tenue qui tend à se confondre avec celles de la rue, donnant ainsi à
l’extraordinaire l’illusion de l’ordinaire.
Loin de Merlin l’enchanteur et
des nécromanciens, l’illusionniste « illusionne » donnant au naturel
l’apparence du surnaturel pour charmer ou convaincre tout en trompant le public
émerveillé qui s’étonne et s’émerveille des prouesses devant lui accomplies.
Ici, pas de choc en retour, la
magie est blanche, l’illusion parfaite, mais comme le dirait Majax :
« Y a un truc ! »
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| Christian Bale et Hugh Jackman "The Prestige" |
Acte I : l’illusionniste,
les yeux dans dans yeux de son public fait une promesse.
Acte II : Dans cet acte
« l'exécution » l’illusionniste nous prépare au surnaturel, au défi
qu’il va lancer aux lois naturelles.
Acte III : Le « prestige », c’est
la réalisation du tour, c’est l’effet.
Et le public, ébahi, est
transporté (autre tour de magie) tout en sachant qu’il existe une explication
logique et son émerveillement porte à la fois sur la dextérité du magicien et
sur la facilité avec laquelle il a été mystifié.
De la magie du music-hall à celle
de la vie quotidienne, la frontière n’est que l’entrée d’un bâtiment, et dans
les deux mondes les illusionnistes règnent, la seule différence c’est que dans
la première situation, le public paye pour voir alors que dans la deuxième, il
paye les pots cassés.
Un peu comme la TVA sociale, qui
paraît-il ne devrait pas entrainer de hausse des prix….
Un peu comme la Grèce qui ne
devait jamais faire défaut, mais dont on négocie chaque jour davantage le plafond
du remboursement…
Un peu comme le déficit qui ne
devait pas augmenter malgré les mécanismes d’aide aux pays en difficulté, mais
dont on vient d’apprendre aujourd’hui qu’effectivement elle avait augmenté… tout
comme les impôts présents et à venir… ;
Un peu comme la France ou le taux
d’imposition n’est pas si élevé que çà…. Oui, mais à la contribution directe,
n’oublions pas d’ajouter les contributions indirectes, celles que nous payons
sans savoir…
Et le « prestige » est là, car tous ces « un peu » ne font jamais de « beaucoup ».
L’illusion a remplacé
l’enchantement, Mandrake a remplacé Merlin, bien que les deux m’aient enchanté,
enfant, l’un sur grand écran, l’autre dans les cases de sa B.D.
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| Tombeau de Merlin dans la forêt de Brocéliande |
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| Marchand de Sommeil ou de Sable |
Ceux-là mêmes, contre lesquels
Alain (Émile Chartier dit) mit les étudiants de Condorcet en garde il y a 108
ans.



































